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La Lettre confidentielle

Carte d'identité, carte vitale : une fusion qui cache d'autres enjeux

C'est bien la surveillance de masse qui est recherchée, par des moyens qui vont à l'encontre de la sécurité de tous.

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Pascal Clérotte
mai 18, 2026
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Mass surveillance cameras city - AI Generated

Lors d’un Conseil de guerre de juin 1940, en pleine débâcle alors qu’il commandait les armées françaises, le général Weygand ne fit qu’une intervention, consignée au procès-verbal: “il faut l’armistice car l’Etat doit conserver suffisamment de forces de l’ordre pour prévenir une insurrection”. L’histoire ne se répète que parce que les mêmes sont au pouvoir.

L’antienne de la fusion de la carte d’identité nationale et de la carte vitale a la vie dure. Au motif de simplification administrative et de lutte contre la fraude sociale, elle a été lancée dès 2019 et soutenue par tous les gouvernements depuis, par Gabriel Attal, par Michel Barnier et Bruno Retailleau, alors ministre de l’intérieur.

On se fiche du peuple. D’abord parce que les étrangers résidant légalement en France bénéficient d’une carte vitale mais pas d’une carte nationale d’identité (CNI) puisque n’étant pas français. Il n’y a donc aucun lien entre le fait de bénéficier de prestations sociales et la nationalité française. Cette fusion introduira une rupture d’égalité illicite, puisque tout étranger résidant légalement en France dispose des mêmes droits sociaux que les Français, et il faudra créer un système parallèle pour y remédier.

Ensuite, pas besoin de cela pour lutter contre la fraude sociale puisque les données en question sont indépendantes de celles contenues dans la CNI et organisées par le numéro de sécurité sociale qui est alloué à chaque bénéficiaire, qu’il soit français ou pas. Une mesure efficace serait de refuser de verser des prestations sur des comptes hors de l’Union européenne ou de la zone SEPA. Ceux qui n’y résident pas devront tout simplement ouvrir un compte en banque de non-résident.

Au lieu de cela, erreurs et fraudes continuent de prospérer, comme le montrent les comptes de la branche famille de la Sécu (la caisse d’allocations familiales) que la cour des comptes a certifié du bout des lèvres et où la détection des indus va de mal en pis faute de contrôles.

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