Certains, soit par ignorance soit parce qu’ils cherchent à manipuler, laissent entendre en creux que l’augmentation des taux d’intérêt sur la dette française vient renchérir le service de toute la dette.
De la même manière, on tente de faire accroire que le fait que la France ne connaisse pas précisément qui détient sa dette publique obère sa souveraineté.
Enfin, d’autres prétendent qu’on peut annuler la dette publique française acquise par la Banque centrale européenne sans que cela n’ait d’effet négatif sur l’économie.
Foutaises et billevesées. Tout cela est parfaitement faux. Explications.
L’Etat français pour financer sa dette émet des obligations assimilables du Trésor (OAT) pour le moyen-long terme, (de 2 à 50 ans) et des bons du trésor à taux fixe (BTF) pour le court terme (maximum un an). Nous allons nous concentrer dans cet article sur les OAT qui s’élevaient à 2 637 milliards d’euros fin juin 2026, alors que les BTF représentaient à la même date 221 milliards.




