Emmanuel Macron a annoncé que l’État allait pour la filière quantique mettre un milliard d’euros sur la table, à rajouter au 1,8 milliard du plan de 2021 et aux 500 millions d'euros en 2024 pour accompagner par la commande publique le secteur de la défense. Le chef de l’Etat a aussi annoncé 550 millions d’euros pour la filière des semi-conducteurs, à rajouter aux 5 milliards d’euros versés depuis 2018 - sur les 8 milliards annoncés.
L’affichage politique y est. La volonté réelle, on ne sait pas bien. Quant à l’engagement financier, paramètre à rapprocher de la volonté politique si on devait suivre un certain bon sens, il faut bien reconnaître qu’il est insuffisant au regard de ce qui est investi aux Etats Unis ou en Chine, puisque c’est à eux que la France, via l’UE, entend se mesurer.
Bref, ce n’est pas demain la veille, n’en déplaise à Kaja Kallas, que l’UE va faire peur à la Chine. La Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité s’était en février 2025 fendue d’un mémorable : “Si l'Europe ne peut pas battre la Russie, comment pouvons-nous battre la Chine?"
De fait, en termes d’engagements cumulés, et surtout de résultats un tant soit peu probants, le compte n’y est pas, même les Vingt-sept réunis.




