[ Edito ] Merci Bernard
Le petit Paris est en émoi: Bernard Arnault a ouvert un compte sur X, "comme tout patron de start-up qui se respecte" a osé écrire Jean-Charles Tréhan, le patron de la com' de LVMH.
Merci Bernard, les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître (attention, surveillez votre vocabulaire, pas des boomers mais la génération X). C’était une émission humoristique diffusée sur FR3 (France 3 ajourd’hui) entre le 4 avril 1982 et le 21 octobre 1984, réalisée par Jean-Michel Ribes. Voilà un échantillon. Ca a très bien vieilli. Pas comme Berlutti, Paco Rabane et Bernard Arnault.
Le Monde a consacré une enquête façon feuilleton de l’été en sept épisodes, sur ce qu’il décrit comme une guerre de succession au sein de LVMH. Encore une tempête dans le bocal d’eau croupie parisien qui n’intéresse pas grand monde, mais qui dénote de la peur panique des réseaux sociaux qui a saisi les oligarques et la classe politico-médiatique, terrorisés à l’idée que des informations compromettantes ne fuitent, façon WikiLeaks et qu’on les prive de scoop.
A la manœuvre on retrouve Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, qui avec Arianne Chemin, sont les trois principales préparatrices de commandes au sein de la rédaction du Monde. Rappelons-nous de Mme Bacquée se plaignant lors des rencontres littéraires “Les idées mènent le monde”, de la concurrence que font aux journalistes tous ces anonymes (souvent compétents, les salauds!) des réseaux sociaux. Mmes Bacqué et Schneider ont commis ensemble un livre, “Successions – L'argent, le sang et les larmes”(Albin Michel 2022) où elles se penchent sur douze grandes familles du capitalisme français.
Le rôle qu’a joué Bernard Arnault dans l’ascension d’Emmanuel Macron est de notoriété publique, tout comme le fait que LVMH habille gracieusement Brigitte Macron, sans doute la femme la plus honnie de France. Cela commence à peser lourd sur l’image, sans compter que la très sombre affaire Hermès n’est toujours pas close.
Bernard Arnault affirme donc vouloir jouer la transparence alors que ses méthodes on toujours été opaques. On va bien rigoler dans 48 heures, quand tous ceux qui le portent aux nues prendrons conscience que la lettre a été rédigée et la campagne de com’ conçue par IA. Les vues, ça s’achète.
Nous ne parlerons pas des 140 millions injectés en urgence par LVMH dans le groupe Le Parisien - Les Echos pour le sauver de la faillite, alors que le groupe Le Monde est rentable.




