[ Epstein ] Paris amuse la galerie (1ère partie)
L'affaire "Fabrice Aidan" est bien plus que la possible corruption passive d'agents publics étrangers. Comment "cacher la merde au chat" par le truchement du PNF.

Charles Pasqua l’a fameusement dit:
“Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l'affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l'affaire de l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien.”
L’équivalent en matière judiciaire pour arranger les pouvoirs en place est le saucissonnage, dont nous avons un bel exemple avec le parquet de Paris se dessaisissant du signalement effectué par Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, au profit du parquet national financier (PNF).
Comme déclaré dans le communiqué de presse du procureur financier Pascal Prache, il ne s’agit là que du volet “Aidan”, qui n’a pas de lien avéré avec le cas Esptein à proprement parler -si on l’entend comme un trafic sexuel de mineurs et de femmes ayant duré près de trois décennies.
Qui n’a pas encore compris que les jeunes filles livrées en pâture par Epstein, actes insoutenables, ne sont pas le cœur du réacteur?
Contactée par nos soins avec les questions suivantes :
L'enquête préliminaire du PNF ne concerne t-elle que des faits s'étant déroulés alors que M. Fabrice Aidan était employé de la banque E. de Rothschild?
Existe t-il d’autres enquêtes en cours dans ce dossier qui relèveraient d’autres compétences?
Mme Bérénice Dinh, vice-procureur financier, secrétaire générale et chargée de communication, nous a répondu en ces termes:
“Nous ne souhaitons pas communiquer davantage sur cette enquête.
Pour rappel, nous avons émis un précédent communiqué concernant l’affaire Epstein sur l’ouverture d’enquête pour les faits de blanchiment de fraude fiscale aggravée concernant Caroline et Jack Lang. Vous pouvez retrouver ce communiqué sur notre liste.”
Secret de l’enquête, nous direz-vous. Mais les échanges que nous avons eu avec d’autres sources au sein de l’appareil judiciaire et policier laissent transparaître à la fois une fébrilité bien réelle et une incompréhension quant aux chefs retenus et aux choix des canaux pour les poursuivre.
Et pour cause. Vous allez voir que cette affaire n’est pas piquée des hannetons.




