Bruxelles a annoncé sa nouvelle initiative : le “bouclier de la démocratie européenne”. Des fous qui tournent en rond dans une pièce capitonnée, écrivions-nous le 13 novembre alors qu’en France Emmanuel Macron a fait de la lutte contre la “désinformation” son cheval de bataille. De fait, l’European Democracy Shield n’a de bouclier que le nom. De démocratique que l’adjectif. A la limite peut-on admettre que le dispositif est européen, tout au moins dans les textes. Pour l’application, c’est une autre histoire.
Reprenons.
Qu’est ce que le Democracy shield ? Officiellement, il s’agit d’un dispositif visant à renforcer les institutions démocratiques, les élections libres, les médias indépendants, à réagir face à la manipulation de l’information. Pour le détail des mesures visées – Centre européen pour la résilience démocratique, réseau européen “indépendant” de vérificateurs de faits renforcé, soutien financier renforcé au journalisme “indépendant” et local, éducation aux médias, promotion des valeurs de l’UE – on vous renvoie à la communication de la Commission européenne, à lire ici.
On notera l’usage totalement décomplexé du terme “indépendant”, puisque tout ceci serait imposé et financé par la Commission européenne. Mais passons.




