[ Flash ] La chute des C-130
Ce qu'on nous présente comme une opération de sauvetage au cœur de l'Iran est en fait une opération spéciale américaine de grande ampleur qui a misérablement raté.
Les Iraniens sont malins. Au lieu d’empêcher les Américains de rentrer, ce qui serait très consommateur en ressources, il est bien plus simple de les laisser venir et de les piéger.On nous dit que, afin de secourir un membre d’équipage d’un F-15E Strike Eagle abattu vendredi dernier, les Américains ont utilisé une piste non préparée — un ancien aérodrome à vocation agricole près d’Ispahan — pour procéder à deux posés d’assaut afin de déployer plus d’une centaine d’opérateurs des forces spéciales. Deux C-130 se seraient ensablés, nous dit-on, et auraient été détruits par les Américains eux-mêmes.
On peut déjà tirer une conclusion définitive : dès que des appareils américains se rapprochent de l’espace aérien iranien ou y pénètrent, ils sont engagés par la défense antiaérienne iranienne. Contrairement à ce qu’affirment l’administration Trump et le gouvernement israélien, ils ne disposent pas de suprématie aérienne.
Jusqu’à présent, les appareils américains et israéliens ont frappé l’Iran en restant à bonne distance avec des Joint Air-to-Surface Standoff Missiles (JASSM), des missiles de croisière air-sol à longue portée dont les stocks sont aujourd’hui réduits à peau de chagrin. Pour délivrer des Joint Direct Attack Munitions (JDAM), des bombes planantes guidées, il faut se rapprocher, ce qui augmente considérablement le risque d’interception des appareils qui les délivrent.
La piste non préparée utilisée est située à moins de 35 km d’Ispahan, au centre de l’Iran, où se trouvent certaines installations nucléaires iraniennes et où seraient stockés les fameux 450 kg d’uranium enrichi à 60 %.
De deux choses l’une:
Soit il s’agissait bien d’une opération de sauvetage afin de récupérer l’officier navigateur du F-15E, qui se trouvait être un colonel et chef d’escadrille adjoint de la base Muwaffaq Salti en Jordanie. Personnel critique dont la valeur en matière de renseignement a justifié un tel déploiement de moyens — auquel cas toute opération ultérieure pour mettre la main sur le stock d’uranium enrichi sera à proscrire, car trop risquée;
Soit il s’agissait d’une opération spéciale qui visait à la fois à localiser et saisir le stock d’uranium et, si possible, secourir l’aviateur.




