Ce n’est pas que la France ne serait pas le théâtre d’ingérences en tous genres qui viseraient à la déstabiliser - c’est une constante dans l’histoire des nations, c’est l’histoire de la diplomatie et de l’espionnage. Là, ce n’est pas la déstabilisation de la nation qui préoccupe, mais la déstabilisation des pouvoirs en place, jeu auquel les oppositions se prêtent volontiers, comme si la démocratie interdisait toute alternance politique.
C’est juste que chaque jour amène son lot d’inepties, de telle sorte qu’une ânerie chassant l’autre, on finit par ne plus écouter du tout.
La dernière en date est signée de notre ministre des affaires étrangères et de l’Europe. Dans une séquence filmée par BFMTV, Jean-Noël Barrot a annoncé constituer un “contingent numérique de la réserve diplomatique” pour opérer sur trente zones de guerre informationnelle dans le monde. Il semble que la perspective de 2027 terrorise tout ce beau monde.
Rappelons que l’art de la diplomatie n’est pas de faire la guerre mais de l’éviter. La propagande a toujours existé - pas besoin de sortir de gros mots ronflants et martiaux. Et qu’en matière de désinformation, Jean-Noël Barrot n’a guère de leçons à donner.
Jean-Noël Barrot, c’est celui qui a en février dernier appelé à la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, accusée d’être “une militante politique qui agite des discours de haine”.
Ce sur la base d’une vidéo tronquée diffusée par la députée d’Israël, pardon la députée des Français de l’étranger dont ceux résidant en Israël, Caroline Yadan, l’auteure de la scélérate proposition de loi Yadan, qui n’est ni plus ni moins qu’un outil de répression de la liberté d’expression visant à interdire la critique de l’État d’Israël.
Vidéo qui faisait dire à Francesca Albanese : “Israël est l’ennemi commun de l’humanité”. Ce que la rapporteure de l’ONU n’a pas dit. On vous remet la citation originale là :
“Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël la plupart des pays du monde l’aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu’un soutien économique et financier est un défi. Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers, ni les algorithmes, ni les armes, constatons désormais qu’en tant qu’humanité nous avons un ennemi commun”.
Dans une réponse publiée dans Le Monde diplomatique, Francesca Albanese a dû y aller d’une explication de texte. “Mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire”.
Ce que tout le monde peut constater au quotidien de ses propres yeux.
Et donc ? Ben rien. Jean-Noël Barrot n’a ni reconnu d’erreur ni présenté d’excuses à Francesca Albanese. La France a finalement renoncé à demander formellement sa démission au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU mais sans rectification publique.
Saisi par l’association Juristes pour le respect du droit international, Rémy Heitz, le procureur général près la Cour de cassation, a classé l’affaire sans suite. L’association accusait le ministre de diffusion de fausses nouvelles et demandait la saisine de la Cour de justice de la République. Quant à Caroline Yadan, le parquet de Paris étudie toujours le signalement la visant pour “diffusion de fausses nouvelles”.
Les désinformateurs n’ont qu’à bien se tenir.




Ce Barrot est - pour moi - l'archétype des individus que Macron sélectionne pour l'entourer. Les yeux hagards, le regard vague, la pensée réduite à sa plus simple expression, inculte, capable du pire mais jamais du meilleur, un individu qui a réussi à faire condamner le colonel Jacques Baud et Xavier Moreau (entre autres)! C'est avec ce genre d'individus que notre pays est ridiculisé. Ah, on peut dire qu'il ne risque pas de faire de l'ombre à son chef mais qu'il a toutes ses chances pour lui succéder, malheureusement!