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La Lettre confidentielle

Guerre oligarchique

Et c'est reparti pour un psychodrame médiatique sous fond de mise en demeure de CNews par l'Arcom.

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Pascal Clérotte
juin 29, 2026
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Ceux qui condamnent, à juste titre, la mainmise des “oligarques” sur les médias historiques français tendent à oublier que l’audiovisuel public appartient lui aussi à cette oligarchie. Certes, aucun milliardaire n’en est actionnaire, mais une petite camarilla parisienne s’est arrogée, depuis la libéralisation de la télévision en 1986, le contrôle de facto de moyens de production publics représentant plus de 4 milliards d’euros par an — en reversant une partie de cette manne à des boîtes de production privées, comme l’a documenté notre confrère Marc Endeweld.

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Qui veut gagner des millions grâce à France Télé ? Le classement exclusif des producteurs
Quand j’avais écrit en 2010 France Télévisions off the record. Histoires secrètes d’une télé publique sous influences (Flammarion), je m’étais plongé dans les comptes du groupe audiovisuel. C’était quinze ans après « l’affaire des voleurs de patates »…
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a year ago · 48 likes · Marc Endeweld

Pour mesurer l’ampleur de la chose : le chiffre d’affaires du groupe TF1 avoisine 2,4 milliards d’euros. Autrement dit, France Télévisions dispose, avec 2,6 milliards de dotation en 2025, de ressources équivalentes — à ceci près qu’il s’agit de fonds publics, en sus d’environ 700 millions de revenus publicitaires. Nous avons analysé tout cela en détail avec notre confrère Thomas Fazi, l’an dernier, dans notre rapport intitulé les Twitter Files France.

Vous avez tous pris la mesure du scandale que représente la gestion de France Télévisions, mis en lumière lors de la commission d’enquête dont le rapporteur, Charles Alloncle, a accompli un travail de titan — et surtout un vrai travail de député, quoi que l’on pense de son appartenance politique. Delphine Ernotte a creusé un déficit de 80 millions d’euros, ramenant les fonds propres de cette société anonyme à capitaux publics mais de droit privé, en dessous de la moitié de son capital social. Pour toute entreprise ordinaire, une telle situation conduirait à la liquidation.

L’Arcom est devenue une aberration : une infamie bureaucratique, un insupportable petit flic de quartier qui ne régule rien mais réglemente tout.

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