[ Hantavirus ] Gouvernement par la peur
Il y a une centaine de cas de hantavirus par an en France, essentiellement dans le quart Nord-Est du pays.
Non, le hantavirus ne fait pas son arrivée en France. Ci-après un récapitulatif du nombre de cas de 2013 à 2021. En 2026, nous en sommes à 19 cas, ce qui se situe dans la normale.
La transmission à l'être humain s'effectue par contact indirect via l'inhalation d'aérosols contaminés par les excrétas (urines, selles) de rongeurs infectés asymptomatiques, et plus rarement par contact direct ou morsure. Les cas surviennent généralement en milieu rural, où les forêts, les champs et les exploitations agricoles offrent un habitat favorable aux rongeurs. La transmission interhumaine est extrêmement rare.
On essaie donc de faire peur parce que cinq Français en croisière sur un paquebot néerlandais auraient contracté la forme andine du hantavirus, la plus dangereuse, qui n’est pas celle qu’on trouve en Europe. A ce jour, seules deux personnes ont été testées positives.
Il faudrait donc que ces deux personnes contaminées refilent le virus à des rongeurs qui ensuite urineraient et déféqueraient, puis que ces excrétas sèchent et se transforment en aérosol inhalés par d’autres personnes...
Les cas de transmission inter-humaine du variant andin sont quasi inexistants et n’ont été observé que sous forme nosocomiale en Argentine et au Chili.
Comme par hasard, on a fait ce qu’il ne fallait pas faire: rapatrier ces Français plutôt que de les soigner sur place à Tenerife, où ils ont été débarqués. On ne déplace jamais des malades souffrant potentiellement d’une maladie infectieuse avant la guérison afin de ne pas la répandre. On aurait du mettre l’ensemble des passagers et l’équipage en quarantaine sur le paquebot et y dépêcher des équipes médicales pour les suivre.
Il faut souligner le rôle délétère de l’OMS. Complètement discréditée par sa gestion calamiteuse de la Covid qui a permis à ses financeurs de vendre des vaccins expérimentaux inefficaces, elle remet le couvert alors que les pays qui en claquent la porte se multiplient. Bien évidement, le gouvernement français et les médias raccrochent les wagons, puisqu’ils ne connaissent que la peur pour gouverner ou faire de l’audience.
Le hantavirus ne représente aucun risque sanitaire. Ce n’est pas nous qui le disons mais le Professeur Stahl, professeur émérite en maladies infectieuses à l’université Grenoble Alpes. Cet épisode n’est que routinier pour tous les spécialistes des maladies infectieuses un peu sérieux, ceux qu’on ne voit pas sur les plateaux de télévision.





Voir l' entretien France Soir/ Professeur Péronne .