Ingérences dans les élections : et le perdant est...
... la confiance publique. Dernière illustration avec l'exemple de la Hongrie.
Les élections qui se succèdent sur le continent européen offrent un exemple frappant — moins celui des ingérences étrangères dans les scrutins nationaux que celui de la façon dont ces influences sont perçues, récupérées et instrumentalisées.
En Géorgie, en Moldavie, en Roumanie, les élections ont ces deux dernières années fait l’objet d’accusations d’ingérences russes ou pro-russes sans aucune preuve tangible et sans que personne, et surtout pas les médias traditionnels, ne se posent de questions quant à l’influence endogame, intra-européenne, de la Commission européenne, directement ou via Etats interposés, dans les campagnes électorales. L’Eclaireur en a à plusieurs reprises fait état.
Lire aussi s’agissant de la farce des élections présidentielles en Roumanie, et le rôle de la France et d’Emmanuel Macron, ce qu’écrit le journaliste français basé en Roumanie Stéphane Luçon, qui a abondemment travaillé sur le sujet.
La Hongrie est un autre cas d’école. Là aussi, à trois semaines des législatives, le 12 avril, élections qui décideront qui du camp Orban ou du camp Magyar arrivera au pouvoir, l’argument de l’ingérence russe, qui tenait sur des bases bien peu étayées comme L’Eclaireur l’expliquait dans cet article, a du plomb dans l’aile.
On parle là de l’affaire Péter Szijjártó, du nom de ce ministre hongrois des affaires étrangères qui discuterait trop avec les Russes.





