[ Edito ] La guerre numérique de Bruxelles
L'Union européenne est en guerre contre les Européens. Avec un pistolet à eau.
S’il ne s’agit pas de censure, indirecte, par procuration - appelez-là comme vous voulez, nous à L’Eclaireur, nous ne savons pas comment la nommer. Dans un communiqué, la Commission européenne le confirme : les plates-formes ne se sont pas beaucoup fait prier pour supprimer ou modérer des contenus qui, sans que l’on sache trop pourquoi, n’avait pas eu lieu de l’être. Modérer à l’excès en arguant des conditions générales d’utilisation1, afin de ne pas prendre le risque d’enquêtes et d’amendes prévues au DSA - et la Commission s’en félicite? La perversité de cette forme de censure est incommensurable.
D’autant que Bruxelles ne fait rien pour la prévenir et l’empêcher cette censure privée. S’il vise à interdire les contenus illégaux, le DSA n’interdit pas aux plates-formes de censurer les contenus licites.
“Le DSA ne répond pas aux défis actuels de la régulation de la communication numérique”, souligne l’ex-eurodéputé allemand Patrick Breyer particulièrement actif sur les questions de liberté d’expression et de données personnelles. “ Il peut même aggraver la situation. Il encourage l’utilisation de filtres de téléchargements sujets aux erreurs et d’autres instruments de surveillance et de contrôle privatisés des plates-formes.”




