[ Piratage de la DGFiP ] C'est l'Etat, c'est pas moi !
Obsédé par la surveillance des français, le pouvoir politique exige des backdoors dans les systèmes de chiffrement et bloque un texte de loi critique pour la sécurité numérique depuis un an.
Emmanuel Macron ne se trompe jamais — ou plutôt, il ne l’admet jamais, ce qui revient à ne jamais corriger le tir. Sa méthode est rodée : quand quelque chose cloche, on cherche un lampiste, un fusible, et ce fusible, c’est invariablement l’administration. Ses gouvernements successifs ont fait de cette gymnastique, avec le mensonge, leur méthode de gouvernement. Ils « assument », disent-ils.
L’affaire de la petite Lyhanna en a offert une énième démonstration : le chef de l’État a chargé l’institution judiciaire, provoquant une riposte inhabituellement musclée — communiqué de presse à l’appui — du parquet général de la Cour de cassation. Une réplique méritée : il fallait bien que quelqu’un ne se taise pas.
Voulez-vous savoir pourquoi l'appareil d'État ne marche plus dans les combines du pouvoir ? Il en a soupé d'essuyer les plâtres de son incompétence et de son incurie politique.




