Epstein: la France est une scène de crime
Non, l'affaire Epstein ne concerne pas surtout la justice américaine, puisque la justice française dispose d'une compétence universelle en la matière.
La France est signataire de et a ratifié la convention internationale sur les droits de l’enfant. Les Etats-Unis l’ont signée mais le Congrès ne l’a pas ratifiée.
En revanche, le Congrès américain a ratifié le Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
Ce protocole confère à toutes les justices de tous les pays partie une compétence universelle afin que nul auteur des crimes qu’il vise ne puisse trouver refuge.
L’affaire Epstein tombe pile-poil dans ce cadre, puisque des jeunes filles mineures - femmes et enfants selon ce protocole - ont été “trafiquées” à fin d’exploitation sexuelle par delà les frontières, et notamment à partir de la France et/ou par un ressortissant français, feu Jean-Luc Brunel.
Le 20 janvier dernier, nous vous avons expliqué pourquoi c’était un argument politique massue pour contrer la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland.
Trumper Trump
La compétence universelle est le principe juridique selon lequel les juridictions françaises peuvent juger certaines infractions graves, même si elles ont été commises à l’étranger et que ni l’auteur ni la victime n’ont de lien direct avec la France.
Jean-Luc Brunel était français. Il a été interpellé à Roissy, en partance pour le Sénégal, pour des chefs de viols sur mineurs, harcèlement sexuel et traite d’êtres humains. Des broutilles. Et il fut interpellé dans le cadre de l’affaire Epstein pour ces broutilles, passibles de vingt ans de prison aux assises. Des broutilles, on vous dit. Brunel est décédé, la justice redevient aveugle.
Jeffrey Epstein était son associé dans l’agence de mannequin MC2 (il a versé plus d’un million de dollars au capital de cette société). Jeffrey Epstein n’a cessé de communiquer avec Brunel, et la nature de ces communications laisse peu de doute malgré le langage “codé”.
Lire également l’excellent papier de Marc Endeweld qui résume une partie du volet français de l’affaire Epstein, qui remonte jusqu’à Robert Maxwell, le père de Ghislaine, et les liens qu’entretenait le pouvoir socialiste avec ce magnat des médias et escroc britannique dans les années 1980.
Il appartient donc à la justice française d’enquêter - pardon, d’après le droit international, la justice française a l’obligation d’enquêter, et pas qu’en France puisque sa compétence est universelle. A moins bien évidemment qu’elle soit trop occupée à poursuivre des réseaux sociaux et leurs patrons pour des infractions qui ne tiendront pas deux minutes devant un tribunal.
Alors que tout l’establishment et ses zélotes (fact-checkers, journalistes de cour etc.) invoquent une fois de plus le complotisme et du kompromat russe pour exonérer des mœurs connues de tous depuis des lustres - sauf de la justice, là réside l’immense problème - nous tachons d’aller plus loin.
Festival de Cannes? Paris fashion week? Foire internationale de l’art contemporain? Yachts dans la Méditerranée tous les étés? Nouvel An à Saint-Barth‘? Qu’on nous épargne le chœur des inconscientes vierges.
Nous ne spéculons pas sur le fondement des documents publiés par le Département de la justice (allègrement caviardés pour qu’on ne puisse pas en faire sens) pour hurler “pédophile”, en pointant d’un doigt vengeur d’éventuels coupables. Nous ne faisons œuvre que de faits, pas de justice.
Nous ne sombrerons pas ainsi dans la mauvaise passion française du lynchage afin de faire des vues ou de régler de piètres comptes avec le bocal médiatique parisien qui indiffère tout le monde. Une enquête journalistique, c’est froid, cela ne vise pas à désigner des coupables, juste à transcrire la réalité.
Les petites pépées qu’Epstein “offrait” à ses amis? Ce ne fut jamais que le moyen d’acquérir l’accès à ces milieux de “l’élite globale” tout en assouvissant par la même occasion ses propres perversions. Ou bien l’inverse, ce qui revient au même. Certainement pas une affaire de “honey pot”, de chantage aux mœurs pour le compte de services de renseignement, même si certains Etat, Israël en tête, en ont peut être tiré des informations intéressantes.
Dans de prochains articles, nous allons vous démontrer que:
l’origine de la fortune de Jeffrey Epstein est parfaitement connue;
très grand criminel en col blanc, il ne fut jamais qu’un fixer, qu’un coupe-circuit, certes brillant dans l’art de faire circuler des fonds et d’irriguer la corruption, qu’elle soit politique et économique;
l’affaire Epstein met en évidence le caractère mafieux de la grande finance internationale; et
son idéologie eugéniste et suprématiste juive - qui n’a que peu de chose à avoir avec le judaïsme - était très largement partagée par ceux qui ont propulsé son ascension pendant quarante ans, ce qui est effrayant.
Bien sûr, nous serons traité de complotistes, la nouvelle arme en -isme politique, même si nos multiples sources que nous ne révélerons pas, confirment les hypothèses que nous avons formulées par l’analyse des faits. Il suffira d’attendre un peu pour que le temps nécessaire à l’établissement de la vérité nous donne, en toute modestie, raison.
Il n’en reste pas moins que l’affaire Epstein éclaire sous un jour particulièrement cru le comportement caricatural d’une petite clique de gens très fortunés et/ou très puissants. Même les pires antisémites n’auraient pas imaginé cela en rêve. Et c’est cela qui terrorise les “anti-complotistes”.





