L'ÉCLAIREUR

L'ÉCLAIREUR

La Lettre confidentielle

IA, intelligente arnaque

L'intelligence artificielle constitue une bulle encore plus énorme que celle d'internet au début des années 2000 et détourne les capitaux de secteurs bien plus critiques en manque d'investissements.

Avatar de Pascal Clérotte
Pascal Clérotte
janv. 31, 2026
∙ abonné payant

Bon. Très bien, cher Elon Musk. Pourriez-vous nous dire combien cette augmentation de performance de Grok Imagine génère de surcoûts par rapport à la version précédente, pour une application qui n’a somme toute pas plus grande utilité que le lance-flamme que vous avez commercialisé en 2018 ?

Voilà la réponse: la génération de vidéos en temps réel par IA coûte trop cher pour le marché grand public. Elon Musk a le mérite d’être honnête.

OpenAI affirme que ChatGPT 5 est 25% plus performant que ChatGPT 4. Ce que OpenAI oublie de préciser, c’est que faire tourner ChatGPT 5 coûterait quatre fois plus cher que Chat GTP4. ChatGPT 5, par exemple, a nécessité le triplement de la puissance de calcul d’OpenAI en 2025 par rapport à sa version 4. En clair: une augmentation de performance de 25% génère des coûts plusieurs fois supérieurs au total de ceux induits par sa version précédente…

On peut d’ores et déjà affirmer que le secteur de l’intelligence artificielle est sous le coup de rendements décroissants sévères au point d’obérer toute rentabilité à moyen terme. On peut en déduire que les entreprises d’IA mentent, travestissent la réalité afin de chasser la valorisation plutôt que la rentabilité, parce que c’est ce qui leur permet de mobiliser les sommes faramineuses nécessaires à leurs investissements dans leurs infrastructures (centres de données et autres), le développement étant comparativement peu coûteux.

La plus grosse pyramide de Ponzi reste Nvidia, dont le modèle économique repose aujourd’hui sur des investissements dans des start-ups d’IA auxquels procède son bras capital risque NVentures, afin que ces dernières achètent des puces Nvidia pour équiper leurs centres de données, générant ainsi une demande aussi captive qu’artificielle. Nvidia a investi entre autre dans OpenAI, xAI, Mistral AI, Scale AI, Cohere, Perplexity, Figure, Databricks, et vient de passer un accord d’investissement de deux milliards de livres pour soutenir l’écosystème britannique du secteur. Hasard? L’encours total des investissements de NVentures n’est pas public.

Les autres ne sont pas en reste: Microsoft et Oracle investissent à tout-va dans Bidule qui investit dans Trucmuche qui investit dans Tartampion le tout avec les “usual suspects” BlackRock, Vanguard, Sequoïa, Carlyle et al., afin de générer une demande qui sinon n’existerait pas - tenez, le même principe que pour les énergies renouvelables, les véhicules électriques où la “viande” synthétique.

Attendez un instant: des actions dont la valeur n’a aucun rapport avec les bénéfices futurs et adossées à des investissements colossaux, et des fournisseurs qui investissement massivement de manière circulaire dans leurs clients afin de générer une demande captive financée par ces mêmes investissements colossaux? Mais ça sent le gros crack à relativement brève échéance, tout ça ! Et peut-être même la prison. Enfin, n’est-ce pas là que du pump and dump1?

Comme rapait Public Enemy : don’t believe the hype - ne gobez pas le battage médiatique.

Pour soutenir le travail de L'ÉCLAIREUR, choisissez votre abonnement, libre ou payant.

Avatar de User

Continuez la lecture de ce post gratuitement, offert par L'Eclaireur Rhône Alpes.

Ou achetez un abonnement payant.
© 2026 L'Eclaireur - Alpes · Publisher Terms
Substack · Confidentialité ∙ Conditions ∙ Avis de collecte
Lancez votre SubstackObtenir l’app
Substack est le foyer de la grande culture