Mourir pour Tel Aviv
La guerre contre l'Iran a été perdue au moment où Israël et les USA l'ont déclenchée. L'opinion publique y reste très majoritairement opposée. Toute victoire est politiquement impossible.
Vous connaissez l’adage de Carl von Clausewitz, “La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens”. Ainsi, à la guerre, la véritable victoire s’obtient-elle en transformant un succès militaire en victoire politique. La France a perdu politiquement la guerre d’Algérie alors qu’elle l’avait remportée militairement, après huit ans de combats, avec une puissance de feu considérable, bien supérieure à celle du FNL algérien et plus de 900 000 hommes sur le terrain en 1962 (sans compter la gendarmerie).
Nous avons souligné dès les premières frappes américaines sur l’Iran en juin dernier la folie de la manœuvre, exécutée au seul service d’Israël. Tous les autres arguments - l’Iran est à deux semaines de l’arme nucléaire, l’Iran finance le terrorisme, il faut couper la Chine de ses approvisionnements en pétrole, il faut casser les BRICS etc. - ne tiennent pas deux secondes à la lumière du jour.
Cette guerre ne pourra être remportée par les USA et Israël, parce que les opinions publiques ont fait déjà leur siège - et certaines font déjà littéralement le siège des représentations diplomatiques américaines, comme en Irak et au Pakistan.
Et l’armée américaine brûle ses stocks de munitions plus vite qu’un jouer compulsif sa petite monnaie dans un bandit-manchot. Le temps joue pour Téhéran - et comme l’a fameusement dit le général Aleksandr Rodimstev à Stalingrad, le temps, c’est du sang.
Cette guerre est déjà perdue puisque le changement régime en 48 heures argué par les Israéliens pour convaincre Trump, n’a pas eu lieu et n’aura vraisemblablement pas lieu.
Les Israéliens, toujours ivres d’eux-mêmes alors que seuls ils ne peuvent rien, viennent de rajouter la Turquie à la liste des pays de la région à dézinguer et ont une nouvelle fois attaqué le Liban.
Enfin, la congestion extrêmement rapide de la chaîne d’approvisionnement en hydrocarbures va mettre l’Occident, le Japon et la Corée à genoux en quelques semaines.






