Et si tout le monde se trompait sur l'affaire Epstein ?
L'affaire Epstein est-elle aussi "simple" qu'il y parait: une affaires de perversion sexuelle en bande organisée ? Lire ou relire ce que nous écrivions en 2025.
Qu’est ce que l’affaire Epstein ? Que sortira-t-il de ce grand déballage dont la presse en France se démarque par ses pudeurs de gazelle dès il s’agit d’aller gratter un peu plus loin que l’écume ? Qu’en sortira-t-il alors que le gouvernement américain a d’ores et déjà écarté toute nouvelle poursuite, prescription des faits oblige ?
Aucune enquête ne se profile en Europe ou dans le monde, hors celle que la France a ouvert en 2019 et où la seule personne mise en examen, l’agent de mannequins Jean-Louis Brunel, a été trouvé pendu dans sa cellule de la prison de la santé.
La justice française dispose pourtant d’une compétence universelle en matière d’exploitation sexuelle de mineurs, comme nous l’exposions dans l’article ci-après. Le Congrès américain ayant ratifié le protocole de 2000 à la Convention internationale contre l’exploitation des mineurs, rien n’empêche la justice française de convoquer les citoyens étrangers impliqués.
Il y aura bien quelques démissions. Quelques excuses. La mise à nu, une nouvelle fois, d’un entre-soi particulièrement malsain d’une élite globale d’une totale immoralité (pour ne pas dire plus) et bénéficiant d’une totale immunité. Mais l’affaire Epstein n’est-elle qu’une “simple histoire” de jets et de fêtes, d’exploitation sexuelle de jeunes filles sur fonds de liens financiers douteux et de chantage?
Elle relève avant tout de la très grande criminalité financière. Entre haute finance, shadow banking, crime organisé, fraude fiscale, blanchiment d’argent, circuits offshore, corruption politique, élites mondiales, réseaux d’influence, services de renseignement, commerce d’armes, et la systématique connexion avec l’Etat d’Israël, nous avions l’été dernier démonté l’affaire Epstein.
A lire ou relire en quatre volets – les deux premiers en accès libre, les deux suivants payants.
Lolita Express, 1ere partie
Il est évident que l’administration Trump ment lorsqu’elle affirme qu’il n’existe pas de liste de “clients” – ou d’obligés – d’Epstein. Non pas qu’Esptein ait été assez fou pour tenir une telle liste résultat d’activités criminelles, mais parce qu’il est facile de la reconstituer en enquêtant, en interrogeant les victimes et en vérifiant et recoupant leurs témoignages.
Lolita Express- 2e partie
Jeffrey Epstein a vraisemblablement bâti sa fortune en détournant une partie de l’argent de ses clients. Les jeunes filles servaient de produits d’appel, et le chantage par le biais de kompromats garantissait que les milliardaires dépouillés ne porteraient pas plainte.
Lolita Express, 3e partie
Nous avions laissé Jeffrey Epstein alors qu’il opérait comme financier dans des contrats de vente d’armes, organisant la circulation, la dissimulation et le blanchiment de fonds destinés notamment à la corruption, pour le compte de Douglas Leese, d’Adnan Khashoggi et vraisemblablement de Robert Maxwell.
Lolita express 4e partie
Avant Jeffrey Epstein, il y a eu Roy Cohn. Connaissez-vous Roy Cohn? Roy Cohn fut l’une des pires ordures que les USA aient connue. Il fut aussi fut le mentor du jeune Donald Trump promoteur immobilier dans les jeux de pouvoir de la finance et de la politique new yorkaise, où le crime organisé jouait un rôle prépondérant dans les années 1970-80.
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Difficile d'écrire ce que je pense...🫢🥸